Le réalisateur malien Boubacar Sidibé :
«Le cinéma n’est pas un luxe...»
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Ancien caméraman, Boubacar Sidibé passe à la réalisation après avoir reçu une formation en Angleterre puis à l’ENA, en France.
Lorsqu’il parle de cinéma,il ne peut s’empêcher d’évoquer «l’importance de ce média pour aider au développement du Mali». Pour lui, «Le cinéma, ce n’est pas un luxe dans un pays pauvre, mais plutôt un excellent moyen d’éducation».
Dans son film «Le pacte social», il évoque le cheminement d’un jeune homme en milieu traditionnel. «Chez nous, l’enfant dans le ventre de la mère appartient aux parents. Lorsqu’il naît, il appartient à sa famille, et quand il grandit, il appartient à la société. C’est l’histoire d’une initiation à la vie sociale, avec ses règles et ses traditions à respecter...». Véritable leçon de civisme, ce film est considéré par son auteur comme un moyen mis au sevice du développement: «Chez nous, il y a beaucoup de maladies que l’on peut éviter grâce à une bonne information. Dans ce cas, investir dans un film devient plus intéressant que d’acheter des médicaments».
Au cours de cette session des J.C.C., Boubacar présente un projet de film dans le cadre de «L’atelier du scénario». L’auteur y évoque «la santé mentale à travers l’histoire d’un fou du village, rejeté de tous. J’ai essayé de retracer son cheminement vers l’exclusion et les raisons qui l’ont conduit à cet état...».
Evoquant la situation du cinéma au Mali, le jeune réalisateur estime qu’un «effort important est fait par le ministre de la Culture, lui-même cinéaste, pour la réhabilitation des salles de cinéma.
Quant à la production, «c’est la vidéo et les séries télévisées qui prennent le pas sur les films». Et de conclure: «Les J.C.C. sont pour moi une opportunité de rencontrer des gens aussi différents qu’intéressants; en plus du plaisir de découvrir des films que l’on ne peut voir ailleurs».


Propos receuillis par REF

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